Par Sudeast Info
Handball : Antibes à la guerre sans Giusta
Manon Giusta quitte à nouveau la scène. Une nouvelle opération à l'épaule l'attend, elle qui a fait tant de bien à la PNF antiboise en début de saison.
Handball : Gallice et le Cros sans pause
Bientôt trois mois après le début de sa préparation estivale, la PNM du Cros-de-Cagnes n'a joué que trois matchs. Le coach Raphaël Gallice attend, enfin, de voir les matchs s'enchaîner.
Handball : Grasse bascule en tête
Retrouvera t-on Grasse en Nationale 2 la saison prochaine ? La N3F du coach Dalmasso ont envoyé un sérieux signal à Cagnes-sur-Mer.
Handball : le HBMMS piaffe d’impatience
Avec seulement trois matchs disputés, la PNM du HBMMS patiente avant de réellement lancer sa saison. La réception du Cros va t-elle permettre de se rassurer ?
Handball : le BTP est en avance
Le bilan de début de saison de la Pré-Nationale du BTP est excellent. Invaincu après cinq journées, le groupe de Ziane Elfraihi est en avance sur son tableau de marche.
Handball : Antibes, contre les éléments
Avec la venue de Nîmes, pour le compte de la cinquième journée de N1M, Antibes tentera de résoudre l'équation pour s'imposer. Diminué, il faudra lutter.
Basket : Saint-Laurent tient son rang
Grâce à deux succès acquis à domicile, la N3M du SLB prouve à chacun qu'elle sera bien dans la course aux accessits cette année.
Basket : Grasse se lance « enfin »
Ce week-end, à l'occasion de la 3e journée de PNM, Grasse a décroché son premier succès, un moment important pour Joseph Galas et ses hommes.
Volley-ball : Cannes ne manque son entrée
Trois points. Ce qui est pris n'est plus à prendre. La jeune équipe de Cannes a réussi ses débuts en N3M.
Volle-Ball : Que peut jouer Antibes ?
Pour son entrée en N3M, Antibes a peiné à exister contre Saint-Laurent (25-20 25-16 25-14) et va devoir réagir rapidement même si le calendrier ne lui permet pas encore.

Alexia Barrier, navigatrice engagée

Ecrit par Eric Roux

Marraine de "Héros", Alexia Barrier - 24e du dernier Vendée Globe avec TSE-4MyPlanet - était présente jeudi 24 juin à la All In Academy de Villeneuve-Loubet à la soirée de lancement de ce nouveau magazine 100% sport et aventure.

Parisienne de naissance installée désormais à Biot, Alexia Barrier a, sur l’eau, trouvé son équilibre pour prendre confiance en elle au fur à mesure des années. Et, le Vendée Globe aura forcément été une grande étape dans sa carrière.


« C’est ma course, affirme-t-elle. Je n’avais pas trop de doutes sur le fait d’être à ma place et j’ai vraiment apprécié ces 111 jours en mer au contact de la nature et des éléments avec le plus vieux bateau de la flotte. Je suis vraiment fière d’avoir terminé, pour moi et pour tous ceux qui m’ont soutenue. Même si je suis seule à bord, c’est vraiment une victoire d’équipe. En fait, le plus dur n’est pas la course en elle-même mais d’être au départ car il faut trouver des sponsors et gérer le projet, l’équipe. J’ai beaucoup appris sur ce côté entrepreneuriat. »

« Un Vendée Globe pour voir, un pour gagner »


Si l’expérience a été riche et intense, tout n’a pas été facile. À dix jours de l’arrivée, elle s’est blessée au dos lors d’une chute sur son bateau et ne pouvait plus marcher.

« J’ai pris des antidouleurs pour pouvoir faire une manoeuvre par jour, je ne pouvais pas plus. Ça a été dur mais à aucun moment je n’ai voulu abandonner puis l’arrivée a été une vraie délivrance, une immense joie… J’avais déjà un peu cette tendance avant, mais je me dis que rien n’est impossible. Quand on a vraiment envie de faire quelque chose, ça demande énormément de travail parfois des sacrifices mais on peut y arriver quel que soit son genre, son statut social ou sa couleur. On peut faire ce qu’on a envie dans la vie », estime la navigatrice qui n’a qu’une souhait : repartir sur le Vendée Globe-2024 mais cette fois avec un Imoca à foils.


« J’ai toujours dit un Vendée Globe pour voir et un Vendée Globe pour gagner, même s’il faut d’abord terminer avant de parler de gagne car le facteur chance est important sur ce tour du monde. Une chose est sûre, je sens qu’il faut que je termine ma démarche sur le Vendée Globe pour transformer l’essai. Ça faisait partie du monde de l’aventure, de l’exploration ; maintenant, c’est du réel, du concret. »

Education et écologie au centre…


Au-delà de l’aspect purement sportif, ses projets s’inscrivent dans un cadre pédagogique avec un travail effectué auprès des écoles et des collèges.
« Plus de 3000 enfants suivent mes grandes courses, avec notamment un kit pédagogique. Et depuis mon retour du Vendée Globe, j’ai fait visiter le bateau à 2000 enfants… Ils me témoignent du fait qu’ils ont compris qu’ils pouvaient réaliser ce qu’ils avaient envie dans la vie, notamment les petites filles. Pour moi, c’est hyper touchant, c’est encore mieux qu’une victoire sur le Vendée Globe. »


L’écologie est aussi l’une des grandes préoccupations d’Alexia Barrier qui navigue sous les couleurs de 4MyPlanet, association qu’elle a créée en 2010. « J’ai voulu trouver un moyen d’action car j’ai compris que je pouvais être un outil au service de la science, en installant des capteurs sur mon bateau qui n’impactent pas la performance mais relèvent des données précieuses et rares en surface quant à la salinité et la température car c’est ce qui définie la densité de l’eau. Et, quand la densité est modifiée, ce sont les grands courants marins puis le climat qui sont modifiés. J’ai aussi déployé des bouées en mer qui donneront des données aux satellites pendant trois ans à l’aide des courants. »


Une navigatrice engagée et passionnée qui s’offre une belle parenthèse en double cette année, avec Manuel Cousin (23e du VG, avec le Groupe Sétin) en vue de La Transat Jacques-Vabre où ils espèrent pouvoir tirer leur épingle du jeu.



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