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« A terme, arriver en Ligue A »

Ecrit par Martial HESPEL

Arrivé cet été sur le banc de l’ambitieuse Nationale 2 Féminine de Monaco, Mickaël Blondeau nous expose son projet et évoque la saison, très fructueuse, en cours.

Mickaël, dans quel contexte êtes-vous arrivé à Monaco cet été ?

J’étais à Romans-sur-Isère. Pour une pige en Elite Nationale en quelques sortes. Mais en fin de saison, on s’est aperçu que maintenir un projet de haut niveau sur Romans serait quasiment impossible, notamment pour raison financière (Aujourd’hui l’équipe joue en Nationale 2 ; ndlr). Alors, je me suis retrouvé sans contrat. Et puis Laurent Cauet (Directeur du Centre de Formation du Nice Volley-Ball, coach de la N2M ; ndlr) avec qui je suis en contact, m’a appris que Monaco, éventuellement, cherchait un coach pour son équipe. J’ai pris contact avec le Président Christian Palmaro. Après un mois de discussion, on est tombé d’accord pour entériner mon arrivée sur la Principauté. 

Les grandes lignes du projet ?

Il est assez ambitieux avec une arrivée en Ligue A à terme. Maintenant il faut structurer le club pour l’amener au plus haut niveau. Répondre à un vrai investissement et surtout, il faut donner de la cohérence à ce qu’on veut monter. On le voit avec les jeunes. Cela fait partie d’un ensemble. Une structure de club pour ce qui se fait au plus haut niveau. On a suffisamment d’exemples dans le 06 pour se dire qu’il faut être au moins aussi bon dans l’organisation et dans la structuration.

Quels ont été les mouvements au sein de votre effectif de Nationale 2 ?

Le groupe a quasiment été conservé en dehors des étrangères qui, elles, sont reparties. Sont donc arrivées Ventula Haragova, en provenance de Istres, elle a le double projet dans le cadre également du beach-volley. Mais aussi Daiva Jasinskyte, qui est une ancienne professionnelle. Qui est ma compagne, elle a repris pour compléter l’effectif. Puis Lisa May Hahn qui vient du centre de formation du Cannet-Rocheville et enfin Julia Hoff, libero, qui jouait à Marcq-en-Baroeul et qui est passée par Nîmes ou encore le centre de formation de Cannes.

Récemment, vous avez sèchement été éliminés en coupe de France par l’Elite Nationale de Mougins (21-25 18-25 22-25). Quels en sont les enseignements ?

On s’est confronté à une équipe d’Elite avec un effectif réduit. Nos jeunes jouaient en coupe de France, alors nous n’étions pas au complet : seulement six. On s’est aperçu qu’on avait, tout du moins, le potentiel physique pour évoluer à ce niveau, mais il nous a manqué ce qu’on n’a pas encore Nationale 2, dans la dernière rotation, être plus décisif dans le money-time.

Vous êtes potentiellement leader de votre Poule B avec seulement cinq sets de perdu. Tout semble bien se passer puisque qu’après votre seule défaite 0-3 contre Nimes, vous avez récemment pris votre revanche là bas en gagnant 3-1 ?

Nous avons un ratio positif. On espère cumuler ces quinze points fatidiques pour les play-offs (Pour le moment le total est à neuf ; ndlr). Ce qui nous affranchira d’une lutte à distance avec Nîmes (Qui peut encore décrocher un total de treize points ; ndlr) qui reste un adversaire redoutable. Le niveau des équipes de la Poule A est difficile à évaluer. Quand on voit que Nîmes est allé gagner 3-2 à Romans en coupe de France… Pour Béziers, comme c’est un centre de formation, il faudra voir quelle sera leur démarche. Le maintien, assuré, peut-être que l’équipe ne sera pas forcément au complet. Mais il nous faut compter sur nous. L’objectif est de monter directement : terminer premier. Cela passera par une victoire contre Saint-Laurent et Cannes. Deux matches à l’extérieur, il faudra produire un jeu comme on l’a fait à Nîmes. Mais on rentrera de trêve et contre Nîmes, au match aller, nous n’avions pas été brillants suite à la trêve imposée par les intempéries. J’espère qu’on retrouvera rapidement tout notre volley-ball.

Vous n’avez perdu que cinq sets en dix matchs dont quatre contre Nîmes. Malgré tout, s’il devait y avoir un secteur de jeu encore trop friable ?

On est encore relativement instable en qualité de réception, ce qui ne nous permet pas, avec une fille reconvertie à la passe, d’installer notre plan de jeu. C’est compliqué d’avoir un suivi dans la stratégie offensive. Il faut être appliqué à être plus performant dans ce secteur là en termes de qualité. Les filles ont démontré un énorme potentiel sur la stabilité émotionnelle ce qui fait la différence aujourd’hui avec nos adversaires.

Puisque les points acquis en phase régulière contre vos adversaires directs sont conservés en play-offs, vous avez encore une grosse pression sur les épaules…

Avec Saint-Laurent et Cannes, nous avons encore six points sur la table. A nous de faire en sorte d’en prendre un maximum sans dépendre des autres résultats car on ne jouera plus ensuite nos adversaires de cette première phase (Seulement les quatre premiers de la Poule A ; ndlr). Il faut agir dès maintenant pour les éloigner.

Les deux autres matchs sont face à Lyon et Grenoble, deux équipes déjà condamnées à jouer les play-downs. Quelle attitude à adopter contre eux ?

Nous avons nos jeunes à faire jouer. Quand on part dans une aventure comme cella là, il faut au maximum leur faire découvrir le haut niveau, dès que possible, pour les amener à prendre goût à cela et à s’investir le plus possible dans l’équipe. Car avec les règlements, il nous faut, dans l’équipe, des joueuses locales formées chez nous. Les jeunes ont prouvé qu’elles progressent de rencontre en rencontre. En espérant que Monaco gagne ses lettres de noblesse sur les terrains de volley-ball en équipe première.

Pour monter en Elite National il faut…

Terminer premier des play-offs (Regroupant les quatre premiers des Poules A et B ; ndlr). Le deuxième, c’est aléatoire, selon les désistements. C’est possible, mais à nous de terminer premier. Et puis, pourquoi pas le Graal par la suite, le sommet d’une belle saison (Le titre de champion de France Nationale 2 Féminine ; ndlr).

Quelle peut-être la place de Monaco dans le 06 ? Il a beaucoup de monde, les Ligue A et N2F de Cannes et du Cannet-Rocheville, l’Elite Nationale de Mougins, la N2F de Saint-Laurent et puis Antibes qui si elle le peut sportivement cherchera à monter en N2F sans oublier Cagnes-sur-Mer et le Nice Volley-Ball qui, aujourd’hui en Pré-Nationale, ont un projet pour évoluer sous peu au moins en Nationale 3.

Il faut concevoir qu’une fois arrivée en Elite Nationale, l’univers change. La Nationale 2 est encore très amateur, sans être péjoratif et en respectant de très bonnes joueuses mais qui ont une activité professionnelle à côté. L’Elite, c’est un univers professionnel. Ils ont supprimé la D2F, c’est un peu un regret, car aujourd’hui le maintien en Elite est très dur pour les accédant de Nationale 2. Il faut changer les structures, sinon la marche est trop haute. Monaco peut avoir une belle carte à jouer. Le club a de belles années devant lui. Il faut que le club s’installe à haut niveau, comme la voie que peut nous montrer aujourd’hui le basket.

(Crédit photo : Magsport06)



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