Catarina tient son premier titre

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A 20 ans Lucas Catarina (En jaune) vient de remporter au Portugal son premier tournoi professionnel. La confirmation de réelles capacités du joueur entraîné par Guillaume Couillard.

Une grande première, sa première ! Le Monégasque Lucas Catarina a remporté ce dimanche son premier tournoi professionnel, le 15.000$ d'Idanha à Nova au Portugal, se jouant en extérieur sur dur.

Un premier trophée soulevé dès son deuxième essai, après une première finale vendangée il y a un peu plus d'un mois au Zimbabwe où, durant trois semaines, il avait affiché un visage ultra-compétitif, appuyé d'autant plus sur la Péninsule Ibérique.

Ce dimanche, il a donc battu en deux sets 6-4 6-4 la tête de série n°6 du tournoi, l'Espagnol Sanz Perez, vingt-quatre heures après avoir sortie la tête de série n°1. Arrivé à la 865e place mondiale au Zimbabwe, il repartira du Portugal, seulement six tournois plus tard, au pire, au 550e rang. « Je suis évidemment très content d'avoir gagné mon premier titre au bout de ma deuxième finale », se réjouit-il auprès de www.magsport06.fr.

Un entraîneur si précieux

« La semaine a été longue et assez éprouvante. J'ai fait cinq bons matchs avec notamment la victoire en demie finale face à De Minaur qui est 228e mondial ! C'est clair que ça donne de la confiance. » Mais justement, le match du samedi a été très pénible physiquement et il a fallu puiser pour ne pas sombrer le dimanche.  « J'étais très fatigué après ma demie. Aujourd'hui ça été tres dur. J'ai beaucoup souffert tout au long du match car je n'avais plus beaucoup d'énergie mais j'ai réussi à tenir. Ainsi, à ce niveau là, je suis aussi très satisfait. » Son adversaire en avait aussi sans doute plein de les bottes. Sa demi-finale ayant durée 3h15 et son tournoi en double, qu'il a remporté, l'a sans doute également bien fatigué. « C'est sans doute vrai mais je le sentais bien plus frais que moi. J'étais au bord de l'écroulement samedi à la fin de mon match qui a été très intense avec énormément de longs échanges. Aujourd'hui, j'ai été assez constant pendant mon match et j'ai réussi à en mettre un peu plus dans les fins de sets pour aller chercher la victoire. »

La finale ayant eu lieu ce matin, il a profité de ce dimanche pour se reposer, souffler, afin que les batterie soient rechargées pour un premier tour, sur ces mêmes terres, qui aura lieu mercredi pour un troisième et dernier tournoi au Portugal. Précision très importante. Son entraîneur Guillaume Couillard est arrivé sur place samedi, avant la demi-finale et est donc aux côtés de son protégé pour le conseiller dans la récupération et l'aiguiller au mieux les jours de match. « Dès demain il faudra se remobiliser et continuee de travailler et me reconcentrer dès mercredi. »

Le début d'une belle série ?

Au delà des points, au delà du titre, Catarina pense t-il avoir brisé une certaine barrière psychologique lui permettant d'aborder la suite de sa saison plus sereinement. « Honnêtement ? Non je n'en avait pas trop étant donné que c'était seulement ma deuxième finale. Mais en effet c'était un de mes objectifs de l'année donc je suis content de l'avoir réalisé. Mais j'étais plus focalisé sur les points que sur le fait de gagner mon premier titre et c'est sûr que ça donne de la confiance. » En effet, une finale sur un 15.000$ fait gagner dix points, un titre huit de plus. Une belle différence.

Une dernière statistique ? Voici maintenant cinq tournois de suite qu'il est au pire éliminé en quart de finale. Après ce dernier tournoi, un bon break pourrait suivre pour souffler car il voilà deux mois, depuis sa médaille de bronze aux Jeux des Petits Etats d'Europe, qu'il n'arrête pas. Et ça marche !

Il aura pris son temps. Peut-être un peu plus que prévu même si plusieurs pépins physiques ne l'ont pas aidé à pleinement s'exprimer. Voilà deux ans et demi qu'il participe au quotidien au circuit ITF. Le top 800, il l'a connu assez vite, mais retombant à la 1021e place en novembre dernier. Une demie saison plus tard, l'histoire n'est plus du tout la même et le travail sur le long terme de son entraîneur, nullement inquiet lorsque l'année 2016 fût assez pauvre en résultat, paye ses fruits.

(Cédit photo : Lombard Philippe)

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