Grasse côté terrain

Rugby
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30/04/2015

Eric Berdeu : "Je ne peux rien assurer. Je dirais même qu'aujourd'hui, on ne peut pas monter. Enfin si, on peut. Mais si c'est pour tout perdre en Fédérale 1, non. " (15/01/2015)

Il y a quelques semaines, auprès d'Eric Berdeu, Président, nous avions pris la température à Grasse côté bureau. Sur le terrain, avec le Capitaine Barberis, le pression monte.

Dimanche dernier, après avoir terminé champion de la Poule 3 de Fédérale 2, le Rugby Olympique de Grasse a disputé son match aller des 16es finale de play-offs. Un succès dans la lignée de la phase régulière avec une formation azuréenne dominatrice à Beaune, mais qui aurait pu faire encore mieux. Pourtant, le score est déjà flatteur sur le terrain des Côte d'Oriens : 26-39. "C'était un bon match engagé de phase finale avec quelques gifles échangées", ne cache pas Thomas Barberis, le Capitaine Grassois auprès de www.magsport06.fr.

Un match à enjeux où les nerfs étaient à vifs. "Mais on a vu pire et on verra pire. Rien de spécial. De notre côté, on score quand il fallait scorer et on parvient à creuser un bel écart même si on a un peu de regrets de ne pas marquer le bonus offensif. Mais c'est déjà pas mal, surtout pour un match à l'extérieur." Le match retour aura lieu ce dimanche à Perdigon. Grasse a toutes les cartes en main pour passer en 8es de finale : un pas de plus vers la Fédérale 1. "On ne connaissait pas du tout cette équipe, seulement qu'ils avaient de bons buteurs et cela s'est confirmé. Je pense qu'on a produit davantage de jeu : avec notamment un essai de cent mètres. Nous étions plus prêts physiquement et ça c'est senti dans les vingt dernières minutes où nos adversaires ont un peu sombré. On termine à +13 et ça aurait pu être pire pour eux." 

Grasse est donc en pleine semaine de préparation pour ne pas connaître une grosse désillusion car, comme le dit Barberis, "treize points ça peut aller très vite." Le ROG aura également à cœur de conserver son invincibilité à domicile cette saison et de gommer la dernière réception de Bédarrides. Oui Grasse avait gagné 23-21, mais le Capitaine retient plutôt la prestation "très moyenne. Alors, nous voulons offrir autre chose aux spectateurs. Ce match n'était vraiment pas très bon. Il faut aussi se mettre en confiance pour la suite." Car pour monter en Fédérale 1, il faudra gagner ce 16es de finale, puis les 8es de finale : une place en quart de finale est qualificative pour l'échelon supérieur. 

Et la Fédérale 1, elle se joue sur le terrain, mais pas que. Le Président Eric Berdeu est toujours resté sur sa réserve en ne promettant rien aux supporters du club. En effet, si le voisin niçois, qui joue aussi ces mêmes play-offs, possède avec Allianz un soutien financier impressionnant visant à voir le club monter rapidement en Pro D2, avec le projet d'un nouveau stade du 10.000 places aux Arboras, il en est tout autre à Grasse. Le ROG peut s'il le souhaite accepter la montée, mais la Fédérale 1 c'est un autre monde, l'écart de niveau est énorme et est-il utile de monter sans un effectif compétitif ? Des considérations loin de l'esprit du Capitaine qui, pour sa troisième saison à Grasse, ne pense qu'au terrain. "Bien entendu que nous en avons parlé avec le Président. Mais c'est son rôle à lui. Nous, on s'occupe de monter sur le terrain. Après, le club doit travailler pour monter en Fédérale 1 et y rester. Nous, on se concentre sur le terrain, ce n'est pas à nous de régler ce type de problème. On est là pour faire le travail le dimanche." Et pour l'instant, les joueurs sont bien à leur place et avec talent. Pour le reste, tout se décide en interne.

Sur la pelouse, c'est grâce à son collectif, que le ROG en est là aujourd'hui. Le club house raisonne régulièrement à des troisièmes mi-temps où la camaraderie est au rendez-vous. "C'est important car ça resserre les liens. Les coachs sont jeunes et proches du groupe. Il y a tout pour que ça marche. Le manager est amoureux de son club. La recette a bien pris. Le groupe est sain et vit super bien." Grâce à cette osmose, le club est tout proche, sportivement, de la Fédérale 1. Pour le reste, tout se joue en interne. Dans leur bulle, les joueurs y font abstraction.

(Crédit photo : Laurence Tartocchi)

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