Baudet signe à Cannes - Mandelieu

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  • 12/11/2017

Les N1F, PNF et ETM de Cannes - Mandelieu sont toutes dans la course pour monter à l'étage supérieur. Toujours invaincues après six journées, les N1F et ETM imposent un train d'enfer.

Laurent Baudet intègre un nouveau club moins d'un mois après avoir quitté Antibes et la N2M. Le voici à Cannes - Mandelieu sur le banc de la Nationale 1F aux côtés de Jean-Louis Leblond. Mais pas que...

Il n'aura pas tardé à se lancer dans un nouveau challenge. A peu près un mois après avoir quitté Antibes et la Nationale 2 Masculine, Laurent Baudet vient de signer à l'AS Cannes-Mandelieu avec une casquette principale : aider Jean-Louis Leblond à mener à bien la belle aventure de la Nationale 1 Féminine. Samedi soir, face à son dauphin, le Pays d'Aix Bouc Bel Air, Cannes s'est imposé à l'extérieur 32-35 restant leader invaincu avec déjà quatre points – après six journées – d'avance sur ses poursuivants. « C'était l'une des rencontres au sommet de notre poule. Le match était pesant. Les Provençales ont joué crânement leur chance avec beaucoup d'intensité et d'enthousiasme. Le match s'est gagné à l'expérience, en négociant mieux les moments clés du match. Si toutes les filles étaient satisfaites de la victoire, je pense que la rencontre nous donne aussi des pistes de progression importantes et il ne faudra pas relâcher les efforts pour garder le cap », confie Baudet à www.magsport06.fr déjà pleinement investi. 

Tout est finalement allé assez vite car il a déposé sa démission à Antibes le 22 octobre. Mais il affirme avoir fait les choses dans l'ordre. « J'ai pour habitude d'être à fond dans les projets que je porte et je n'avais eu aucun contact avec d'autres clubs lorsque je portais les couleurs antiboises. Après l'annonce de mon départ le Président de Cannes-Mandelieu (Luc Pradeleix : ndlr) m'a contacté pour me faire une proposition. » Il ne cache pas avoir vu deux autres clubs également. « Nous avons pris le temps de nous rencontrer et rien n'a été fait dans la précipitation. » Il n'arrive pas aux Mûriers dans l'inconnu. Un enfant du pays en quelques sortes. Il a passé une partie de son enfance là bas avant, plus tard, de passer une saison sur le banc de la D2F cannoise, à l'époque avec Raphaël Benedetto, puis Davor Brkljacic. C'était il y a trois ans, avant le virage du club et le passage en Nationale 2. « Mandelieu c'est le club dans lequel j'ai commencé le handball et qui a été un allié de poids dans le HB3M pendant de nombreuses années. » Il en était l'entraîneur de la Nationale 2.

Et puis, le groupe, il en connaît une bonne partie. Chatelet, Margerit, Moreau, Nicoud, Seby mais aussi d'autres qu'il a pu driver au Pôle ou en formation. « Mon rôle sera prioritairement sur les gardiennes mais aussi dans un aspect plus général celui d’épauler Jean-Louis au quotidien, apporter mon expérience et mon enthousiasme, participer à un échange dans le staff pour le bien de tous. » Et avec le début de saison tonitruant, difficile de cacher l'envie de monter en D2F. « J'aime les défis, les challenges, tout le monde le sait et forcément quand on regarde à la loupe le collectif, on ne serait pas sérieux si nous n’étions pas ambitieux. Ceci dit la saison est encore très longue et ce sera bien plus difficile que ce que pensent certains observateurs. »

Et pour ce qui est du secteur féminin senior, la Nationale 1 n'accapare pas tous les projecteurs vers elle. En effet, à l'époque où l'équipe fanion était en D2F, la réserve était en Nationale 2 et l'équipe trois en PNF. Aujourd'hui, c'est bien la réserve qui est au sixième échelon. Alors, si la une poursuit son ascension vers un retour au sein de l'antichambre de la LFH, il est impératif que la réserve, dirigée cette année par Stéphane Sédano, monte en Nationale 3. Et pour l'instant ça se passe plutôt bien avec une place provisoire de leader, en attendant les matchs en retard de Cagnes-sur-Mer et du BTP Nice. L'ASCMHB profite d'un groupe global d'entraînement de 22 joueuses en Nationale 1, dont de nombreuses formées aux Mûriers, pour accélérer en PNF. « C'est le gros projet du club dans la filière féminine cette année. Les dirigeants et l'équipe technique ont vraiment construit une stratégie commune pour permettre l'accession de ce groupe en N3F afin de poursuivre la progression du club et des jeunes filles, mais aussi pour réduire l'écart de niveau entre l'équipe fanion et la réserve. C'est un projet qui demande beaucoup d'énergie et de coopération entre les divers acteurs du projet, mais très cohérent et intéressant pour la suite. »

Mais ce n'est pas tout, fort de ses expériences de formateur, Laurent Baudet aura son mot à dire dans l'évolution de la filière masculine. Plus que ça, il la prend en charge. « Je m'en occuperai suite au retrait de Manu Pompili après toutes ces années. J'en profite pour lui tirer un coup de chapeau pour son investissement ces longues années. Le projet sur la filière masculine est avant tout de la formation de joueurs et d’entraîneurs, continuer à permettre à l'ensemble des jeunes de Cannes - Mandelieu de jouer au meilleur niveau possible et permettre à terme leur éclosion en seniors, en gardant une identité forte locale. L'équipe technique dans le secteur masculin demande à être accompagnée, mais nous avons la chance de posséder des entraîneurs qui portent le projet du club avec conviction et ça sera l'un des points forts sur lequel je vais m’appuyer. »

Pour le côté sportif, l'équipe fanion des garçons, entraînée par Matthieu Roinac, s'avance vers le choc contre Carros en ETM : les deux équipes en sont à six victoires en six journées. Le vainqueur fera déjà un grand pas vers la PNM. Une vraie locomotive pour la filière emmenée par un quatuor qui a connu ensemble la Nationale 2 au Bâtiment Nice : Pompili, Roufast, Vouillot et Conti. 

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