Antibes et maintenant ?

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Infos pratiques : 
  • 19/11/2017

Rappelons que lors de la première journée, Antibes s'était inclinée en N2F 33 à 27 à Saint-Chamond sans gardienne : Gomis avait remplacé Bouloudani blessée. Que serait-il advenu avec l'ancienne grassoise dans les cages ce jour et que serait-il advenu de la suite du début de saison si une première victoire avait été décrochée ?

Presque un an jour pour jour après sa dernière victoire en championnat, Antibes a débloqué son compteur en Nationale 2. Si elle enchaîne au Teil, la folle remontée est-elle jouable ?

Il s'agit tout simplement de la première victoire en championnat de la nouvelle ère du groupe senior féminin. La première depuis la démission en novembre 2016 de Fabrice Blonbou, la première donc depuis que Françoise Petrov est Présidente et forcément la première avec Raphaël Gallice sur le banc. Il y a avait bien eu un succès en début de saison en coupe de France face à la Nationale 3 de Hyères, mais, en championnat, le temps devenait bien long. Elle est arrivée samedi dernier face à Mazan. 

Et on savait qu'elle allait arriver. Mais la question était bien d'ordre temporelle. Entre un discours de regrets infinis au fil des matchs et de déception pour ses filles, Gallice effleurait aussi une certaine peur de gagner de ses protégées. Et face à Mazan, alors que le début de match fût parfait, beaucoup ont tremblé en voyant le score de 16-15 s'afficher au milieu de la seconde période. « Un début de match parfait. Défensivement on est bien en place. Interception de Pauline (Chassaing ; ndlr) sur leur première attaque. On fait en sorte que Mazan perde des balles. Puis Audrey (Bouloudani ; ndlr) enchaîne les arrêts. Et on a enfin exploité nos récupérations de balles en jeu rapide, ce qui nous à mis en confiance, d'où le 6-0. Nous gérons bien notre avance. On conserve quatre buts d'avance sur la suite de la première mi-temps, malgré une double infériorité numérique. »

Mais, comme évoquer plus haut, Mazan va revenir et les 400 spectateurs de Saint-Claude vont commencer à avoir des sueurs froides. « Il fallait s'attendre à une réaction de leur part. A la pause, j'ai dit aux filles que si cela devait se produire, il faudrait laisser passer l'orage. Pour cela elles devaient continuer à bien défendre et faire courir nos adversaires. Malgré leur retour au score, elles n'ont pas du tout paniqué. Là défense n'a rien lâché et Audrey a multiplié les arrêts. Nous reprenons quatre buts d'avance pour finir à plus six. Elles ont fait preuve de courage. » 

Et ce succès est arrivé au meilleur moment car l'équipe est au beau milieu d'une trêve de trois semaines. Une sixième défaite face à Mazan n'aurait été que plus dur à digérer. Et puis, hasard du calendrier, le 2 décembre Antibes se déplace au Teil, lanterne rouge, en ayant tout perdu. Rappelons qu'avec la refonte globale des championnats pour la saison 2018-2019, le niveau Nationale 1 va passer de trois à quatre poules. Du coup, les quatre premiers de groupe de Nationale 2 vont monter. Si Antibes s'impose au Teil et seulement si, le groupe de Gallice commencera à retrouver la queue du ventre mou. Et la quatrième place, alors que nous n'en sommes qu'au quart de la saison, ce n'est pas non plus le bout du monde. Bien entendu, nous n'oublions pas qu'Antibes a perdu ses cinq premiers matchs. Ces défaites ne sont pas le fruit du hasard, il y a des lacunes, notamment au shoot, qu'il faudra corriger, personne n'est en train de dire qu'obligatoirement l'OAJLPHB finira sur le podium, mais un coup n'est pas à exclure, encore une fois, si victoire au Teil il y a. Le temps est compté. 

De plus, après le Teil, Antibes recevra Vaulx-en-Velin, qui est à peine trois points devant Antibes en ce moment. Pour croire à un retour incroyable, prendre les points face au adversaires directs du bas de tableau est impératif. « Maintenant on sait que l'on peut gagner en championnat. C'est un énorme soulagement, l'accomplissement du travail fourni par les filles. Elles ne baissent pas les bras, se donnent les moyens pour gagner le week-end et je le répète, elles ne méritent pas ce début de saison. Nous pouvons travailler sereinement mais sans baisser de régime sur ces trois semaines. » Encore une fois, à l'instant T, il est compliqué pour Antibes de réaliser la performance de monter. Mais six points à venir rendraient totalement possible cette promotion.

Notons la jeunesse du groupe. Le quart n'est pas majeur, où à peine. Dans le douze type, Noémie Pivert, Maë Ambit et Opélia Ondono sont nées en 2000. Emilie Gentilini elle en 1999. Elles ne peuvent que progresser. Pléonasme. Encadrées par l'expérience de Crespin, Bel, Chassaing, Audoin ou encore l'emblème Gomis, avec un intermédiaire Cots de retour au club cette année après une passage à Toulon, elles ont de solides repères sportifs mais également affectif avec l'amour du maillot. Audrey Bouloudani affiche le niveau qu'on lui connaît, celui pour lequel c'était une anomalie pour beaucoup qu'elle ne découvre la Nationale 2 qu'à 32 ans. Enfin, absente en début de saison en raison de stages professionnelles, Laure Martinez est de retour dans le 12. On prend donc le pari qu'une grande partie de la saison d'Antibes se jouera au Teil. Feu vert ?

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