Hudry, l'année des premières

Cyclisme
Infos pratiques : 

01/06/2017

Les Boucles de la Mayenne sont à suivre en Direct sur DirectVelo (Cliquez ici).

Depuis quelques semaines, Florian Hudry, néo-professionnel au sein de la Continentale Japonaise Interpro Cycling Academy, est de retour en France après une première partie de saison en Asie. 

Un retour à la compétition difficile mais logique avec deux abandons sur les deux premières UCI 1.1 de sa carrière : le Grand-Prix de Plumelec et les Boucles de l'Aulne. « Malgré des erreurs techniques ainsi qu'une crevaison qui me coûtent cher, je suis globalement satisfait de mon week-end de course breton pour une première à ce niveau. Une bonne experience et surtout beaucoup de plaisir à côtoyer les stars du peloton français. Et c'est loin d'être fini ! » En effet, à partir de ce jeudi, il débute les Boucles de la Mayenne (UCI 2.1) et ce jusqu'à dimanche où il tentera de faire du mieux possible, tout comme du 8 au 11 juin sur la Ronde de l'Oise. « Je suis de retour en France après près de trois mois passés en Asie. J'ai eu un peu de mal à récupérer du voyage mais maintenant tout va bien. Après une dizaine de jours passés chez mes parents en Savoie du coté des Menuires, j'ai rejoint le groupe mi-mai dans la région de Tours où l’équipe possède sa base européenne », explique t-il à www.magsport06.fr. 

Par la suite et ce avant les championnats de France professionnel qui auront lieu le 25 juin à Saint-Omer, Hudry et ses équipiers se rendront à Val Thorens pour un stage en altitude. Il terminera sa tournée européenne par une classique 1.1 au Pays de Galles avant de s'envoler pour le Tour de la Guadeloupe. Enfin, retour en Savoie pour quelques jours de vacances avant de terminer la saison en Asie. 

Un programme chargé qui va lui permettre de considérablement progresser en augmentant ses jours de courses car, bien qu'encore amateur à l'UC Monaco la saison dernière, il avait, pour la même époque, bien plus couru. « Je n'ai pas énormément de jours de course pour l'instant. J'ai couru quatre coupes du Japon, cinq Elite japonaise, une UCI 2.2 de trois jours où j'ai malheureusement abandonné dès le premier jour et enfin le tour de Lombok en Indonésie : quatre jours. Ce qui fait à peine quinze jours. C'est très peu par rapport aux autres années mais la saison en Asie est longue et j'aurai plus de fraîcheur par la suite. Je devrai finir à la mi-novembre. » 

Une découverte totale du niveau, du lieu sur le globe également et des hauts et des bas au niveau des résultats et des sentiments. « J'étais satisfait de mes premières coupes du Japon puis j'ai été contraint à l'abandon sur la première étape du tour de Tochigi au Japon. Sur le coup j'étais vraiment déçu. Mais j'ai vite su rebondir en Indonésie où j'accroche deux 22e places et un 21e place pour finir 24e du general sur une course au niveau très relevé avec la présence notamment de Davide Rebellin. »

Une adaptions également à la façon de courir avec des tactiques différentes. En effet, Hudry explique que, très rarement, les courses en Asie dépassent les 140 kilomètres. « C'est globalement bien plus court qu'en Europe mais pour ce qui est du niveau c'est presque aussi élevé avec notamment beaucoup de coureurs européens. » Au quotidien, sur les courses, ce qui aura le plus impressionné le Français va au delà du sportif. « Niveau organisation, c'est tout simplement impressionnant. Les moyens matériels et financiers autour des courses sont énormes ! L'engouement du public est aussi très présent ! Là bas on est vraiment des stars. Même si au Japon la piste est plus réputée que la route, le public est fan des courses européennes. Et en Indonésie par exemple, les policiers voulaient tous avoir un selfie avec chacun de nous. J'adore vraiment les courses asiatiques. Je n'ai pas encore couru en Chine mais il parait que c'est aussi très impressionnant. J’espère que l’équipe sera invitée sur des courses chinoises à notre retour en Asie. » 

Autant dire que le tricolore ne regrette en rien son choix de carrière dans une équipe où cohabitent Français, Japonnais avec en arbitre l'excellent Érythréen, Okybamariam. « Tout se passe très bien. Nous communiquons en anglais. Nous nous entendons tous très bien : une petite famille. » Espérons pour l'ancien pensionnaire de l'équipe Espoir de l'UC Monaco que cela paye aux travers d'un résultat concret.

(Crédit photo : Cassandra Donne)

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