Monaco, jusqu'au bout ?

Basket
  • 26/12/2019

Contrairement aux différents championnats de volley-ball ou de handball, le basket possède ce confort d'analyse d'être à mi-championnat à la trêve hivernale. C'est le cas notamment d'une poule que nous suivons de près, la A de la division Nationale 3 avec pas moins de cinq représentants maralpins d'où Monaco s'annonce comme le favori pour le titre. Tout du moins le seul prétendant avec Saint-Chamond.

Un groupe large et compétitif sous la houlette de Johann Boscher qui ne compte qu'une seule défaite qui ressemble d'ailleurs plus à un accident qu'à un revers lambda : 99-75 à Antibes. Le gros coup est venu du 16 novembre et un succès à domicile contre Saint-Chamond - qui compte le même bilan - après prolongations 97-93. Derrière, alors que la décompression aurait pu être légitime, les Monégasques sont restés sous pression et concentrés pour tirer jusqu'au 21 décembre et un match en retard pour enchaîner trois victoires. 

Mais il est à souligner un point capital. Si Monaco a terminé 2019 par quatre matchs à domicile, il faudra donc finir la saison par... quatre rencontres à l'extérieur entre mars et avril. Manque de repères, fatigue et statut de bête à abattre. Et, bien entendu, il faudra aller à Saint-Chamond. 

Autre point à souligner. Monaco c'est clairement un collectif. Pour le moment, il ne se dégage pas d'homme providentiel même si Anthony Christophe, en bon capitaine de route, est toujours aussi irrésistible et qu'avant sa blessure, Brandon Da Silva - avec un minimum de 20 points sur les trois premières journées - était impressionnant. Chacun est capable de sortir un gros match ici et là. Ce fut le cas de Paul Giret contre le CTC Lyon SO, mais aussi un Hugo Huss très en forme au début de l'hiver ou encore un Dovydas Retkus précieux et régulier. Tout le monde a son mot à dire. Tout le monde a du temps de jeu. N'oublions pas Brevetti qui a montré une montée en puissance lors des 8es et 11es journée. N'ayant ni la meilleure attaque, ni la meilleure défense, ce qui caractérise Monaco, c'est bien sa constance et son homogénéité.

C'est donc un vrai collectif, un bloc, qui va s'avancer vers le rythme infernal de 2020. Suffisant pour faire basculer la saison du bon côté ? Possédant très belles individualités, mais pas une méga star, Liverpool s'en est remis à un collectif uni et huilé pour remporter la Ligue des Champions de football. A Monaco d'en prendre exemple.

Reprise en douceur à domicile contre Roche Basket le 11 janvier ?

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