Mandelieu, c'est fort

Volley
  • 30/11/2017

La PNM de Mandelieu a t-elle fait un break concernant le titre ? Peut-être. Trop tôt pour le dire bien entendu. Mais samedi, les équipiers de Jonathan Rey, passeur du MLNVB, sont venus à bout en quatre manches d'Antibes qui, non seulement cherche le titre, mais aussi et surtout la montée en Nationale 3. Et pourtant... Car durant un tel choc, il y a souvent un et pourtant, c'est bien Antibes, aux Mimosas, qui a bien mieux commencé, en décrochant la première manche 20-25.

Un début de match résultat, peut-être, d'une semaine mouvementée. « Sur les réseaux sociaux il y a eu un événement créé par Antibes accompagné d'échanges entre certains joueurs des deux équipes - de manière amicale pour chambrer - qui ont installé petit à petit la pression de ce choc entre les premiers du championnat », explique Rey pour www.magsport06.fr. « On s'est sans cesse répété que c'était un match comme les autres et que notre seul ennemi c'était nous et personne d'autre. On a donc travaillé de façon sérieuse et sereine pour éviter le piège. »

Antibes ? Vraiment dans le même état d'esprit ? Pas si sûr. Dans l'absolu, s'il y avait bien une formation qui avait à perdre et qui avait une certaine pression à porter, c'était bien l'OAJLPVB. Mais les Antibois vont mieux démarrer. « Le début match est équilibré, intense dans chaque compartiment du jeu et chaque échange. Antibes joue plus agressif que nous et leur qualité de réception est supérieure à la notre dans ce premier set. Cela a permis au passeur de distiller plus facilement que nous et d'avoir les trois choix d'attaque au filet. Ça se joue sur des détails et des consignes quelques fois oubliées mais importantes dans ce genre de confrontation. Antibes jouait juste et propre. »

Mais la suite du score ne laisse aucun doute sur l'écart net qui va se creuser entre les deux formations : 25-21 25-18 25-16. Les hommes de Bigler va se ressaisir. Rey commente. « Agressivité, consignes et concentration. On a augmenté la qualité de réception et l'intensité de nos services. Quelques fautes directes des Antibois nous rassurent. Un léger coup au moral se fait ressentir en face et notre solidarité est implacable. On égalise. Par la suite. Nos réceptions m'apportent un choix maximal dans la distribution et se sont surtout nos centraux Antoine Champavier et Victor Lapouge qui vont rendre la vie dur à Antibes. »

Mais les équipiers de Loic Brière ne s'étaient pas avoués vaincus. Ils iront même jusqu'à mener 8-11 dans le quatrième set. Mais quelques minutes plus tard... 16-11. Un coup sur la tête. Antibes ne reviendra plus. « Je suis très touché par cette défaite et assez déçu parce que notre jeu s'est frigorifié petit à petit. On a joué de plus en plus sur la défensive et on a laissé Mandelieu prendre feu à tous les postes. Le service a été trop gentil de notre part. On leur a facilité la tâche dans ce domaine. Malgré le premier set obtenu, on a été trop passifs et on a subi le super bloc formé du côté de nos adversaires », raconte Brière à www.magsport06.fr

Pour Antibes, il s'agit ici d'une seconde défaite. C'était il y a quinze jours, à Nice, déjà en quatre manches. Mais celle-ci est différente. Les Niçois avaient réalisé une formidable prestation tout au long de la rencontre. Peu de choses à faire donc ce soir là. Mais contre Mandelieu, les Antibois avaient visiblement les cartes en main. Mais la qualité et l’enthousiasme mandolicien, associés donc à une frilosité antiboise, ont fait basculer la rencontre. « On peut s'en mordre les doigts. Je ne suis pas totalement objectif, mais je reste frustré de ce match... », insiste le centrale antibois.

La course pour le titre se poursuit. Et Antibes va jouer très gros samedi au Pradet / La Garde, quatrième. Ce n'est surtout pas le moment de coincer juste avant les fêtes. Le lendemain, Mandelieu ira chez une équipe de Fréjus décevante en ce début de saison mais qui a justement une grosse occasion de se relancer ! Les Varois possèdent un match en retard et tout peut aller très vite dans un sens comme dans un autre. Notons que les Niçois auront un coup à jouer au Luc, la lanterne rouge. Enfin, Cannes, pour rester dans la course au podium, devra décrocher un résultat à Draguignan.  

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