Cagnes en finale M15 ?

Actu jeune
  • 25/03/2017

Ce dimanche à partir de 13h00, dans sa salle Jules Vernes, l'équipe M15 de Cagnes-sur-Mer va disputer le septième et dernier tour de la coupe de France de sa catégorie avant une éventuelle grande finale qui se disputera du 6 au 8 mai prochain. Pour y parvenir, il faudra écarter Harnes et Paris. 

Deux équipes dont a pris renseignements Stéphanie Derouault, coach de l'équipe. « Je suis impliquée dans l’entraînement de ces catégories jeunes depuis tellement longtemps que j'ai un bon carnet d'adresses. Du coup on s'appelle entre coaches, on s'entraide, on se donne des tuyaux et on s'envoie des vidéos. Paris est champion de France M13 en titre. Cette année leur équipe est jeune, avec de beaux gabarits. Harnes a terminé l'année dernière 7e en M15 et 10e en M13. Un gros collectif. Ces deux clubs sont chaque année en phases finales, ce sont de très bons clubs formateurs ! Le tirage est extrêmement relevé, jouer à domicile ne sera pas du luxe, il va falloir que nos supporters nous poussent », raconte t-elle à www.magsport06.fr.

Son groupe à elle est composé de neuf garçons. Sept sont de 2002 et donc deux de 2003. De temps à autre un benjamin de 2004 les rejoint. « Je n'ai pas de gabarits monstrueux comme on a pu en rencontrer dans les tours précédents. Des gars à 192 cm on en a vu plusieurs ! On est la plupart du temps l'équipe la moins grande. Je n'en ai que trois entre 180 et 185 cm. Ensuite ça ne dépasse pas les 175 cm. Du coup on compense par la technique et un esprit de bagarreurs en défense et malins à l'attaque. On joue avec nos armes. » Ce potentiel, Derouault, pour suivre ce groupe depuis trois ans, le connaissait en début de saison, restait à bien faire prendre la mayonnaise. « On sait que les équipes additionnant les individualités ne fonctionnent pas bien, seul le collectif paye en volley-ball. Il semble que l'on ai réussi à créer ça, nous avons une équipe soudée avec un gros fond de jeu basé sur service - réception / défense. » 

Et pourtant, symboliquement, le premier match de la saison en coupe de France s'est soldé par une défaite serrée contre Hyères. Rodage. Puis, Cagnes-sur-Mer va battre par deux fois, en coupe et en championnat l'AS Cannes. Déclic. « A partir de là, j'ai su que ça allait tourner ! Au tour suivant nous avons hérité d'un gros tirage avec Narbonne et Montpellier. Nous y sommes partis sans Duncan - blessé - et nous avons battu ces deux adversaires alors que nous n'étions pas favoris. Pour mes gars, gagner sans lui a été une révélation, une vraie prise de conscience et de confiance. Ce sont des passionnés, ils mettent beaucoup de cœur à l’entraînement. Ils donnent sans compter. Ils sont contents de se voir à chaque entraînement et les parents sont très présents : de fantastiques supporters. »

Les jeunes cagnois ont donc passé les tours, un à un, avec à chaque fois un couperet au dessus de la tête, la peur de se faire éliminer alors que la marge de progression est réelle. Encore une fois, pour la coach, la victoire à Narbonne aura été un révélateur important car sans le leader du groupe « personne ne misait une pièce sur nos chances. » Et cette progression est également mise à l'épreuve lors des matchs de championnat qui fleurissent ici et là la saison. « Nous sommes en train de mettre en place plusieurs combinaisons d'attaque et ces rencontres régionales sont idéales pour les tester en situation. » 

Aller aussi loin en coupe de France et tout rafler en championnat est la preuve d'un véritable potentiel. Mais attention, les garçons sont jeunes et le chemin est long vers une carrière senior. Qu'en pense l'éducatrice ? « Le volley est un sport plutôt confidentiel. Le faire aimer par le plus grand nombre ou maintenir la motivation des jeunes quel que soit leur niveau est un de mes objectifs. Le vœu d'expansion de ce sport passe par la masse autant que par l'élite. Il est toujours plaisant de revoir mes anciens joueurs. Certains ont arrêté mais la plupart d'entre eux jouent à divers niveaux, d'autres deviennent entraîneur ou joueur professionnel. Ainsi, lorsque l'on vit de grands événements sportifs et qu'on entraîne les mêmes joueurs pendant de nombreuses années, des liens se nouent à vie ! Impossible de ne pas y mettre d'affect puisqu'en tant qu’entraîneur on les voit grandir, évoluer et on leur en demande beaucoup. On a besoin d’être complices, d'avoir confiance les uns envers les autres. C'est beaucoup de bonheur et d'émotions. » D'avantage encore dimanche en fin d'après-midi ?

(Crédot photo : US Cagnes-sur-Mer Volley-Ball)

Gardons le contact